C'est complet! Preuve du succès rencontré par le Centre de formation dans le domaine de l'horlogerie (CFH), créé à Plan-les-Ouates par Sébastien Monney et Antonio Ciancio, la session de Contrôle qualité M2, qui vient d'être étoffée (lire l'encadré), fait déjà salle comble. C'est donc tout naturellement que les deux fondateurs élargissent leur offre après à peine trois ans d'existence. Le CFH a également triplé ses locaux.
«Le marché bénéficiant actuellement d'une embellie, il était normal d'étoffer notre offre», constate Antonio Ciacio. C'est une véritable «veille du marché» qui est ainsi effectuée. Véritable baromètre de la santé de la branche, le CFH est à l'image du marché de l'horlogerie en Suisse: en bonne santé. Cette année, au Salon mondial de l'horlogerie Baselworld, les exposants n'ont pas hésité à parler de ventes exceptionnelles pour le secteur. Un chiffre: 16,2 milliards de francs. C'est le montant en hausse des exportations suisses en 2010. Ce qui augure un très bon millésime 2011.
Industrie en plein boum
Le CFH a ouvert ses portes en 2008, année record et de référence pour l'horlogerie suisse. Il est donc tout naturel que cette année corresponde au deuxième sursaut du Centre avec l'élargissement de cette nouvelle filière. «Nous pensons que notre formation est un levier possible de développement de savoir horloger utile au recrutement», affirme Antonio Ciancio. Une ambition qui trouve un écho dans les chiffres: 40% à 60% de retour en emploi, selon les filières.
Antonio Ciancio est au bénéfice d'une formation supérieure en Ressources Humaines. Il fait en sorte d'orienter ses élèves. «A Genève, la filière de l'habillage et du posage/emboîtage sont des secteurs en développement, les entreprises recrutent. Ce sont des filières que nous avons décidé de développer», explique-t-il.
Coller aux besoins
La force du CFH est de se positionner directement face au marché de l'emploi. Les formations sont mises en place avec la collaboration des entreprises de la place, membre du conseil d'administration. Elles conseillent l'orientation du CFH. Une bonne manière de «coller» au marché des compétences horlogères.
Auparavant, les professionnels étaient formés au sein des entreprises horlogères. Pour Sébastien Monney, il était fondamental que «le CFH offre une polyvalence, pour qu'ils ne se retrouvent pas, comme en 2008, sans emploi dans les périodes de crise». Permettre donc la généralisation des compétences et le développement des savoir-faire. C'est pourquoi, ils enseignent les «bases» du métier. Et les élèves tournent durant leur formation dans les différents secteurs, contrairement aux entreprises qui offrent une formation spécifique. C'est ainsi que la filière contrôle qualité/Diplôme de contrôleur en horlogerie a été développée, car la branche à besoins d'employés qualifiés.
Un souhait pour l'avenir: «Devenir un centre de formation incontournable avec, à la clé, une équivalence fédérale avec un module terminal du CFC d'horloger», ambitionnent les deux entrepreneurs.
Portes ouvertes samedi 21 mai de 13 h 00 à 17 h 00, 022 794 66 67, www.cfhge.ch